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Les origines du reggae

Retour aux sources

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Par Jérémie Kroubo-Dagnini
17 mai 2013
Prix : 34 €

Extrait :

Cet ouvrage retrace les origines du reggae de l'Afrique à la Jamaïque, de l'époque de l'esclavage à la période post-coloniale. Il démontre comment l'histoire de l'île a contribué de manière significative au développement de la musique jamaïcaine. Ainsi, les dynamiques historiques (esclavage, colonisation, indépendance), socioculturelles (rastafari, migrations, urbanisation et américanisation de la société jamaïcaine, mouvement rude boys) et artistiques (influence du calypso trinidadien et des musiques afro-américaines, apparition des sound systems, rôle de l'Alpha Boys' School) ayant permis l'essor du reggae à la fin des années 1960 sont scrupuleusement étudiées ainsi que les origines et les évolutions du MENTO, SKA, ROCKSTEADY et EARLY REGGAE, principaux genres antérieurs au reggae. Le tout est agrémenté de nombreuses interviews, photos et paroles de chansons ainsi que d'une bibliographie conséquente et d'une discographie détaillée. Un texte essentiel pour tous les amateurs de reggae et des musiques populaires dont il découle. « Sociologie du reggae à travers le livre passionnant de Jérémie Kroubo Dagnini, à la recherche des racines du genre… » Les Inrockuptibles. « Cet ouvrage accorde à ces musiques le respect qu'elles méritent […] un ouvrage très sérieux et très détaillé, avec de nombreux passages passionnants » Reggae Vibes. « On n'en sort pas indemne mais ô combien plus instruit. Une réussite. » Chéribibi. Jérémie Kroubo Dagnini est docteur en langues, littératures et civilisations anglo-saxonnes. Il est spécialiste de la Jamaïque et l'auteur de Vibrations jamaïcaines. L'Histoire des musiques populaires jamaïcaines au XXe siècle (2011). Il a également traduit Lee ‘Scratch' Perry : People Funny Boy (2012) de David Katz., tous deux publiés au Camion Blanc.

David Coverdale & Whitesnake

Le Roman d'un ex-Purple

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Par Christophe Moussé
18 décembre 2015
Prix : 30 €

Extrait :

Pourquoi Whitesnake n'a jamais pu accéder en France à la célébrité au niveau du grand public, alors même qu'il disposait de tous les atouts nécessaires aux groupes de Hard Rock devenus fameux au cours des années 80 à l'image des Scorpions, Iron Maiden et autres combos, et que le Serpent blanc affichait une originalité avec sa formule Hard blues ? La Grande-Bretagne, sa patrie d'origine, n'a jamais manqué une occasion de le célébrer, et l'Allemagne et le Japon ont également joué un rôle essentiel dans le développement de sa renommée internationale, avec nombre de ses titres bien classés dans les charts. La réponse réside sans doute également en partie dans la relative instabilité des musiciens qui ont composé le groupe, ceux-ci se succédant depuis plus de trente ans, empêchant ainsi le public de reconnaître en Whitesnake un véritable collectif. Car seul David Coverdale, le chanteur fondateur et incarnation unique de la formation, est toujours demeuré aux commandes. Entre 1978 et 2012, le groupe a vu défiler pas moins de treize guitaristes, treize claviers, onze bassistes, et dix batteurs ! Difficile de construire une véritable entité à partir d'un tel turn-over de musiciens… Avec l'album sorti en 2011, Forevermore, le groupe, presque stabilisé dans son line-up, a renoué avec la cohésion et l'originalité de ses débuts, et David Coverdale semble vouloir boucler la boucle après la disparition du maître Jon Lord, avec la parution en mai 2015 de l'album studio (douzième du genre), hommage tant attendu au Deep Purple mark III et IV (qui révéla le chanteur au monde entier), The Purple Album, assorti d'une tournée mondiale qui passera par l'Europe à l'automne 2015. Ainsi ragaillardi au sang juvénile de ses 21 ans, David Coverdale est encore, à 64 ans, un jeune rocker au regard de bon nombre de ses confrères encore en activité ! Christophe Moussé est né en 1967. Professionnel de la culture et directeur d'un centre culturel de la métropole lyonnaise, ancien secrétaire général du Magasin de Grenoble et administrateur du Festival Fort en Jazz de Francheville ; il est l'auteur d'un livre et d'articles sur le cinéma, et notamment sur Henri Jeanson auquel il a consacré ses études universitaires. Il est également batteur amateur dans un quartet de jazz. Le roman d'un ex-purple est le premier ouvrage en français sur Whitesnake, dont il a été fan entre 1981 et 1984.

Frenchy But Chic

Chroniques 1979-1982

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Par Jean-Eric Perrin
17 mai 2013
Prix : 34 €

Extrait :

À la rentrée de 1978, un jeune homme franchit le seuil du prestigieux magazine Rock & Folk, et propose la tenue d'une rubrique mensuelle consacrée aux groupes post-punk français. « Ça s'appellerait Frenchy But Chic ! » Sans raison évidente, on lui dit banco, et Frenchy But Chic naît, sur une page mensuelle, dans le numéro de novembre. Militant d'une vision moderne et d'une éthique vintage du rock, Frenchy But Chic va devenir rapidement l'organe officiel de la french new wave, et l'endroit où, pour la première fois, furent imprimés les noms de Taxi Girl, Étienne Daho, Lio, Rita Mitsouko, KaS PRODUCT, Orchestre Rouge, Elli et Jacno, Indochine, Les Avions, La Souris Déglinguée, et tant d'autres à la gloire plus fugace. Près de 35 ans plus tard, tandis que les vagues de nouveaux groupes se succèdent depuis, et que ceux du moment se réfèrent clairement à cette période, cette épopée méritait bien qu'on la fasse revivre, à travers la réimpression de l'intégrale des 47 épisodes de cette rubrique mythique. Pour saluer cette renaissance, nombre d'acteurs de la saga ont offert leur contribution à ce livre : Étienne Daho, Elli Medeiros, Lio, Artefact, Métal Urbain, Marie et les Garçons, Modern Guy, KaS PRODUCT, Marie France, Extraballe, Ici Paris, Tai Luc, Les Avions, Indochine, Daniel Darc et d'autres reviennent en 2013 sur leurs souvenirs d'un temps où tout était à créer.

Richard Anthony

Discographie - Interviews - Témoignages

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Par Jean-Jacques Jelot-Blanc et Daniel Lesueur
19 novembre 2015
Prix : 30 €

Extrait :

Je n'ai appris que récemment qu'il avait repris après moi « Quelque chose en moi tient mon coeur », mon premier succès en 1968, que je n'ai d'ailleurs jamais entendu. Je me souviens de notre rencontre en 1971 (ou 1972, je ne sais plus), à l'époque je vivais avec ma femme Cléo (du duo des sixties Cédric et Cléo) à Boulogne Billancourt. Il est venu me voir chez nous pour me proposer de produire mon nouveau disque en me disant « Je ne comprends pas pourquoi on ne t'entends plus à la radio, tu as une voix superbe ». Je ne faisais plus grand chose depuis mon accident de voiture en 1970 car j'avais ‘la gueule de travers' et je ne me montrais plus - mon producteur de l'époque Lee Hallyday se désintéressait de ma carrière, les disques Philips (Mercury) préféraient qu'il s'occupe à fond de Johnny. Anthony, lui, voulait absolument produire mon nouveau disque et me faire revenir en studio - manque de chance pour lui ou pour moi je ne sais pas - Lee Hallyday venait de me mettre entre les mains de Gérard Manset qui était aussi intéressé par ma voix et j'avais encore un album à faire pour Mercury ! Ensuite, Anthony est parti vivre aux USA et je ne l'ai plus revu jusqu'aux années 2000 où on a fait ensemble la tournée « Age tendre ». Pour moi, Anthony a su ‘sortir du lot' dans les années 60- c'était un artiste ‘bonhomme' qui chantait bien, c'était un perfectionniste… Herbert LEONARD

How to be a man

(Et autres illusions)

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Par Duff McKagan
24 janvier 2017
Prix : 32 €

Extrait :

Le co-fondateur de Guns N'Roses, de Velvet Revolver et des Walking Papers partage ses expériences, où ne manquèrent ni les coups durs ni les grands moments ; voici comment une vie consacrée au rock peut faire de vous un mec bien (malgré tout). A priori, ce n'est pas vers un vétéran de Guns que l'on se tournerait pour un manuel de développement personnel, mais Duff McKagan n'est pas un musicien ordinaire. Comme il commençait à le raconter dans It's So Easy (et autres mensonges), il retrouva la sobriété à l'age de trente ans, retourna à la fac, en apprit beaucoup sur le commerce, tomba amoureux, devint père et rejoignit le droit chemin. Malgré des procès et des erreurs considérables, McKagan apprit à trouver son équilibre entre famille et travail, déplacements professionnels et satisfactions personnelles, compétences commerciales et sacrifices. Dans How To Be A man (et autres illusions), Duff entraine le lecteur dans sa vie de musicien rock sillonnant les routes du monde entier et partage, avec une candeur et un humour désarmants, les vraies leçons de vie apprises sur le chemin du succès et du bonheur, que ce soit au sein de sa famille ou dans sa carrière professionnelle. Après des combats remportés de haute lutte - mieux vaut démarrer avec une base solide et rester humble, ou encore comment contrer la dépression et rendre productives les idées noires -, How to be a man est le guide ultime sur la meilleure manière d'assurer dans la vie, non en tant que rock star menant une vie dissolue rapidement promise à la catastrophe, mais plutôt comme un homme à qui sourient le succès et la longévité.

GG Allin

Antéchirst de l'extrême

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Par Pierre Avril
29 septembre 2018
Prix : 28 €

Extrait :

Le punk fut-il un mouvement urbain bannissant les limites ? Oui. Pourtant, un white trash du New Hampshire allait encore dépasser les limites du no future : Jésus Christ Allin. Cela ne s'invente pas. Connu pour ses excès en tous genres, ceux-ci l'ont mené plus d'une fois en prison avant de causer sa mort. Mais Allin n'est-il que cela ? 2018 marque le 25e anniversaire de son départ pour un monde meilleur et GG Allin reste un sujet inépuisable. Fut-il un clown suivi par un public masochiste ? Un authentique détenteur de la flamme rock'n'roll en mission de sauvetage ? Un artiste ou une attraction foraine ? Et si, au fond, Jesus Christ Allin avait été tout cela à la fois ? Et si son influence était bien plus importante et artistique et ne se résumait pas à des faits divers? Adeline Wall et Pierre Avril partent sur les traces de ce kid du New Hampshire qui se rêvait en nouvel Alice Cooper et finit par croire sérieusement à sa vocation de prophète. Ses chansons? “Suck My Ass It Smells”, “I Wanna Fuck Myself”, “Bite It You Scum”. Ses groupes ? Les Texas Nazis, les Murder Junkies, les scumfucs. Délestez-vous des oripeaux du politiquement correct, ils n'ont pas leur place ici. Les auteurs exposent aussi pourquoi il est pertinent de voir en GG Allin un authentique performer de l'extrême, évoquant des artistes aussi (voire plus) dangereux que lui. Manger sa merde et la jeter sur le public et cependant réaliser une oeuvre d'art ? Oui. Il l'a fait. Chez les performers de l'art contemporain, ce fut le cas aussi. Le parallèle méritait donc d'être fait. Enfin, ce livre évoquera l'influence de GG sur d'autres artistes, avec un champ qui va du punk au black metal en passant par le grindcore - avec Anal Cunt, Watain, The Mentors... Il ne fut également pas seul à mener sa mission d'authentique terroriste du rock. Extrême, il le fut dans tous les compartiments de sa vie et de son art. Mais une chose est certaine : son oeuvre mérite d'être réévaluée à la hausse. Bienvenue dans le premier ouvrage biographique en français consacré à GG Allin.

Flamin' Groovies

Le feu sacré

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Par Alain Feydri
21 décembre 2016
Prix : 32 €

Extrait :

À partir de quel moment évoquer l'importance que les Groovies ont eue dans ma vie ? Hé bien, j'avais douze ans quand j'ai entendu « Slow Death » pour la première fois, et pour moi c'est le morceau qui a tout démarré en me donnant l'envie de m'emparer d'une guitare. D'autres ont eu leur révélation en découvrant Elvis ou en voyant les Beatles chez Ed Sullivan, pour moi ce fut les Flamin' Groovies. « Slow Death » avait tout, depuis son riff assassin jusqu'aux textes sombres évoquant un monde dangereusement attrayant et une attitude qui hurlait « Rock'N'Roll ! » … J'étais accro, et dès cet instant j'ai suivi les Groovies d'aussi près que possible. Le groupe parfait. Quoi que ça ait été un choc quand ils sont devenus Beatles, « You Tore Me Down » et les morceaux plus mélodiques qui ont suivi résonnaient avec autant de force que leur répertoire du début. Ce fut particulièrement vrai pour « Shake Some Action » qui peut être considéré comme leur chef-d'oeuvre et un véritable opus rock'n'roll. Ça avait assez de puissance pour déraciner les branlettes hippy/prog prévalant à l'époque et en faire de l'inapproprié bon pour la poubelle. Addition faite de leur élégance vestimentaire, de leur choix de guitares - Gretsch/Rickenbaker douze cordes et Dan Armstrong -, vous étiez sûr de pouvoir compter sur ce groupe votre vie durant. Vous saviez qu'ils seraient toujours cool et ne vous laisseraient jamais tomber. Robin Wills (The Barracudas)

New York Rock

De l'ascension du Velvet Underground à la chute du CBGB

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Par Steven Blush
30 décembre 2018
Prix : 38 €

Extrait :

« Ce n'est pas une scène pour puritains : elle se nourrit de drogue et de sexe... C'est le creuset même de l'expression : tous ceux impliqués dans l'art ou dans la musique tirent bénéfice de l'incertitude qui règne ici. » - Moby NEW YORK. Pendant cinquante ans, cette ville a représenté un test ultime et une scène pour la forme suprême d'art populaire de notre époque. ROCK. Glitter, punk / new wave, post-punk / no wave, hardcore new-yorkais, noise rock d'East Village, proto-rock alternatif / revival garage goth / indus, rock indépendant, ces pages sont remplies de tous les mouvements et contre-mouvements qui pourront vous venir à l'esprit. NEW YORK. La ville inspire une musique géniale, elle est le lieu de naissance et le terrain d'essai d'un kaléidoscopes de sous-cultures, et elle apporte la meilleure expérience possible aux vrais fans de rock'n'roll. ROCK. Plus de 600 pages d'anecdotes et de regards divers portés par les artistes qui ont fait la musique et ceux qui l'ont propagée : Lou Reed, Hilly Kristal, Joey Ramone, David Johansen, Kembra Pfahler, Paul Morrissey, Adam Horovitz, John Cale, Iggy Pop, Richard Hell, Bob Gruen et tant d'autres. NEW YORK ROCK. Depuis les stars qui ont changé le visage de la musique jusqu'aux fiascos qui ont ouvert la voie pour une prochaine vague d'innovations, tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la capitale de la musique.

Etienne Daho

Paroles de fans

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Par Nathalie Pillet
30 décembre 2018
Prix : 32 €

Extrait :

« Un parcours ça ne se fait jamais seul. Le talent, le travail et la chance, ça ne suffit pas. Il faut être accompagné par les bonnes personnes et depuis mes débuts, j'ai eu la chance de l'être. Le travail, le talent, la chance et les bonnes personnes, ça ne suffit pas non plus si on n'est pas élu par les autres, si on n'est pas élu par les gens qui vous regardent, qui vous aiment et qui aiment vos chansons et par cette personne qui est à la fois multiple et unique qui s'appelle le public. » (Victoires de la Musique, 2018). C'est de cette « personne à la fois multiple et unique » dont il est question dans ce livre : les fans d'Étienne Daho. Certains l'appellent familièrement « Étienne ». D'autres lui préfèrent la sobriété d'un « Daho » peut-être plus distancié mais tellement emblématique. Tous évoquent pourtant le même artiste. Celui avec lequel ils tissent un lien majuscule et indéfectible depuis plusieurs décennies. En livrant leurs témoignages sur les « collisions » entre leur existence et l'univers d'Étienne Daho, ces enfants pop sacrés mettent en lumière cette figure iconique de la scène française unanimement saluée tant pour la qualité de son oeuvre que pour l'exemplarité de son attitude. En remontant le cours de leur histoire commune, ils évoquent avec une sincérité poignante l'homme admirable, l'artiste singulier aux mille influences, se remémorent ces précieux premiers instants qui les ont fait coincer leur bulle dans la bulle pop du chanteur et revisitent avec le même émoi sa discographie de Mythomane à Blitz. En faisant parler d'une seule voix ces (sempiternels) petits enfants du siècle réunis pour le luxe et le mieux, l'auteure s'applique à rendre hommage à l'artiste à l'heure où celui-ci vient d'achever un Blitz Tour triomphal au cours duquel la magie et l'alchimie auront de nouveau opéré. Encore et toujours une nouvelle « étincelle ». Comme à chaque rendez-vous. Pas de hasard… Jamais.

Blues, féminisme et société

Le cas de Lucille Bogan

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Par Christian Bethune
29 septembre 2018
Prix : 30 €

Extrait :

Le nom de Lucille Bogan est longtemps resté absent des études consacrées au blues ou à la culture afro-américaine, et la chanteuses reste encore grandement sous-estimée. Cela tient, sans doute, à trois facteurs. D'abord la biographie de Lucille Bogan reste extrêmement lacunaire, son propre fils semble peu au fait de la vie de sa mère ; ensuite, contrairement à ses consoeurs, nous n'avons pas de traces matérielles concernant ses éventuelles prestations publiques, manifestement la chanteuse n'appréciait guère la scène ; enfin la crudité sans équivoque de ses blues a longtemps effarouché l'industrie culturelle : jusqu'à la fin des années 1990, seule une poignée d'initiés avait accès à son oeuvre. Les choses ont changé depuis qu'avec les rappeurs les « explicit lyrics » sont devenus à la mode, à ce titre l'oeuvre de Lucille Bogan constitue un chaînon manquant entre le blues et le rap. En effet, les paroles de ses blues dévoilent une obscénité souterraine à l'oeuvre dans la culture afro-américaine que le rap a désormais placée sur le devant de la scène. Mais, dans leur style formulaire qui puise aux racines de la tradition, et par-delà le côté salace de leurs propos, les blues de Lucille Bogan, toujours finement observés, proposent un témoignage saisissant sur la vie quotidienne des afro-américain(e)s (en particulier à Birmingham, véritable poumon industriel de l'Alabama), sur la grande dépression de 1929, sur les chemins de fer américains ou sur le trafic et la consommation d'alcool à l'heure de la prohibition etc. Mais c'est sans doute sur la condition et sur les aspirations des femmes issues du prolétariat Noir que Lucille Bogan se montre la plus percutante. Ses revendications féministes diffèrent sensiblement des mots d'ordre des très bourgeoises et très moralisantes ligues féministes Noires comme la NACW. L'oeuvre de Lucille Bogan nous fait découvrir un féminisme sans concession à l'idéologie dominante. Du fait d'une documentation biographique quasi inexistante, seule une étude minutieuse des quelque 67 morceaux enregistrés qui subsistent (Lucille Bogan en a sans doute gravé plus d'une centaine) aura permis de cerner l'art de la chanteuse. Ce n'est donc pas la vie de l'artiste qui éclaire son oeuvre, mais l'oeuvre qui s'élucide par elle-même. Cette démarche semble d'autant plus appropriée que, contrairement aux divas du blues classique, Lucille Bogan est l'auteure de quasiment tous les titres qu'elle a enregistrés, passant, aux dires de son fils, beaucoup de temps à les peaufiner, chez elle, à Birmingham, avant chaque séance dans les studios des compagnies du Nord.

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