L'éditeur qui véhicule le rock !

Led Zeppelin

In the evening and in the light

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Par Mitch' Duterck
23 octobre 2018
Prix : 38 €

Extrait :

Au départ il y avait les champs de coton d'où s'élevaient, telle une brume tragique, les mélopées des captifs arrivés là, portés par les bateaux négriers. Le Blues était en gestation. Bientôt il deviendra la référence absolue pour les nouveaux artistes, qu'ils soient issus du Jazz ou du Rock. Les années soixante vont se révéler un terreau généreux pour quantité de musiciens, chacun y puisant sa dose d'inspiration censée lui assurer les honneurs de l'avenir. Parmi cette multitude : un guitariste de studio. Jeune, plutôt chétif et pétri de talent. Las du travail en studio, il va goûter au plaisir enivrant de la scène aux côtés des Yardbirds déjà moribonds. Ce groupe devient son laboratoire ; il y filtre tous les mystères de ce qui deviendra le monolithe rock le plus colossal jamais érigé. Le jeune homme s'appelle James Patrick Page. Ses complices sont Robert Plant, John Paul Jones et John Bonham. Une réunion qui tient plus de l'alchimie que d'un rapide casting. Led Zeppelin voit le jour en 1968 et règne aujourd'hui encore sans que son rang ne lui soit contesté. En cette année du 50ème anniversaire de Led Zeppelin s'imposait un ouvrage remarquablement documenté : la création, le travail et la technique en studio, la vie « à côté » de Led Zeppelin, les confidences des musiciens et de leur entourage, l'opinion des journalistes, les tournées, les bonheurs et les tragédies. Et peut-être plus…

GG Allin

Antéchirst de l'extrême

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Par Pierre Avril
29 septembre 2018
Prix : 28 €

Extrait :

Le punk fut-il un mouvement urbain bannissant les limites ? Oui. Pourtant, un white trash du New Hampshire allait encore dépasser les limites du no future : Jésus Christ Allin. Cela ne s'invente pas. Connu pour ses excès en tous genres, ceux-ci l'ont mené plus d'une fois en prison avant de causer sa mort. Mais Allin n'est-il que cela ? 2018 marque le 25e anniversaire de son départ pour un monde meilleur et GG Allin reste un sujet inépuisable. Fut-il un clown suivi par un public masochiste ? Un authentique détenteur de la flamme rock'n'roll en mission de sauvetage ? Un artiste ou une attraction foraine ? Et si, au fond, Jesus Christ Allin avait été tout cela à la fois ? Et si son influence était bien plus importante et artistique et ne se résumait pas à des faits divers? Adeline Wall et Pierre Avril partent sur les traces de ce kid du New Hampshire qui se rêvait en nouvel Alice Cooper et finit par croire sérieusement à sa vocation de prophète. Ses chansons? “Suck My Ass It Smells”, “I Wanna Fuck Myself”, “Bite It You Scum”. Ses groupes ? Les Texas Nazis, les Murder Junkies, les scumfucs. Délestez-vous des oripeaux du politiquement correct, ils n'ont pas leur place ici. Les auteurs exposent aussi pourquoi il est pertinent de voir en GG Allin un authentique performer de l'extrême, évoquant des artistes aussi (voire plus) dangereux que lui. Manger sa merde et la jeter sur le public et cependant réaliser une oeuvre d'art ? Oui. Il l'a fait. Chez les performers de l'art contemporain, ce fut le cas aussi. Le parallèle méritait donc d'être fait. Enfin, ce livre évoquera l'influence de GG sur d'autres artistes, avec un champ qui va du punk au black metal en passant par le grindcore - avec Anal Cunt, Watain, The Mentors... Il ne fut également pas seul à mener sa mission d'authentique terroriste du rock. Extrême, il le fut dans tous les compartiments de sa vie et de son art. Mais une chose est certaine : son oeuvre mérite d'être réévaluée à la hausse. Bienvenue dans le premier ouvrage biographique en français consacré à GG Allin.

Cattle Decapitation

Ecologie Gore

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Par Robert Culat
29 septembre 2018
Prix : 30 €

Extrait :

Avec Cattle Decapitation, groupe de death-grind californien fondé en 1996, on atteint sans doute le paroxysme en termes d'obscénité. Ici, nul verni visant à adoucir la violence du message. Sa production est un condensé de rage : musique, graphisme et paroles sont jetés à la figure de l'auditeur, sans aucun filtre. L'objet de tant de haine ? L'élevage intensif aux Etats-Unis et ses conséquences sur l'environnement et, indirectement, sur l'homme. Quelle place celui-ci doit-il trouver dans l'écosystème-terre ? Quel rôle doit-il jouer pour maintenir son équilibre naturel ? Après avoir parlé de la culture metal, puis s'être penché sur la poésie de certains de ses représentants (Opeth, Katatonia), Robert Culat plonge cette fois dans la fosse à purin, enfonce ses mains dans la m**** pour tenter de comprendre les raisons de cette rage qui semble incontrôlée. Il fallait oser ! Mais avec le Padre, tout est possible. Et puis, les chercheurs en sciences humaines et sociales savent que, derrière chaque objet culturel se cache une perception, une sensation et donc une analyse du monde qui, il faut bien l'avouer, ne tourne pas toujours très rond. Cet ouvrage témoigne de la nécessité d'écouter l'artiste, même lorsque son message semble totalement inaudible, au sens propre comme au figuré. Cette analyse méticuleuse et pleine d'érudition des sept albums du groupe fera date dans les écrits sur la musique metal.

Azerty Blues

Eloge d’un rock modeste et de ceux qui ne sont pas grand-chose

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Par Alain Feydri
29 septembre 2018
Prix : 34 €

Extrait :

Moi, j'aurais bien appelé ce bouquin "Les chroniques de Maître Feydri" mais l'homme reste aussi modeste que le rock qu'il a décidé de défendre au péril de sa plume. Au point que, lorsque le diable en personne lui est apparu à la croisée des chemins afin de lui proposer un "deal" entre l'aventure de la presse spécialisée et la stabilité d'une vie plus rangée, Alain a bien réfléchi, a poliment décliné (pour les beaux yeux d'un autre ange de lumière) et s'est tracé une troisième voie : celle de l'amateur éclairé au sens premier du terme. D'ailleurs, Lucifer, beau joueur, ne lui en a guère voulu puisqu'il y aura gagné au change un des plus ardents défenseurs de sa musique, que dis-je, un véritable héraut louangeant sans fin tous ces hommes et toutes ces femmes qui l'ont façonnée, détruite, réinventée un million de fois au moins et qui continuent de le faire, souvent dans le mépris d'un fourbi médiatique trop occupé à se contempler le nombril pour s'intéresser à ce qui sort un tant soit peu de sa zone de confort. Alors ne vous y trompez pas, le livre que vous tenez entre les mains est avant tout une histoire d'amour, celle d'un quidam pour une forme d'expression artistique brute et pour ce peuple de l'ombre qui la crée, des berges du Mississippi aux garages de Minneapolis, en passant par Perth ou Santander… Ou, pourquoi pas, Périgueux ? (Jacques-Olivier Leroy)

Blues, féminisme et société

Le cas de Lucille Bogan

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Par Christian Bethune
29 septembre 2018
Prix : 30 €

Extrait :

Le nom de Lucille Bogan est longtemps resté absent des études consacrées au blues ou à la culture afro-américaine, et la chanteuses reste encore grandement sous-estimée. Cela tient, sans doute, à trois facteurs. D'abord la biographie de Lucille Bogan reste extrêmement lacunaire, son propre fils semble peu au fait de la vie de sa mère ; ensuite, contrairement à ses consoeurs, nous n'avons pas de traces matérielles concernant ses éventuelles prestations publiques, manifestement la chanteuse n'appréciait guère la scène ; enfin la crudité sans équivoque de ses blues a longtemps effarouché l'industrie culturelle : jusqu'à la fin des années 1990, seule une poignée d'initiés avait accès à son oeuvre. Les choses ont changé depuis qu'avec les rappeurs les « explicit lyrics » sont devenus à la mode, à ce titre l'oeuvre de Lucille Bogan constitue un chaînon manquant entre le blues et le rap. En effet, les paroles de ses blues dévoilent une obscénité souterraine à l'oeuvre dans la culture afro-américaine que le rap a désormais placée sur le devant de la scène. Mais, dans leur style formulaire qui puise aux racines de la tradition, et par-delà le côté salace de leurs propos, les blues de Lucille Bogan, toujours finement observés, proposent un témoignage saisissant sur la vie quotidienne des afro-américain(e)s (en particulier à Birmingham, véritable poumon industriel de l'Alabama), sur la grande dépression de 1929, sur les chemins de fer américains ou sur le trafic et la consommation d'alcool à l'heure de la prohibition etc. Mais c'est sans doute sur la condition et sur les aspirations des femmes issues du prolétariat Noir que Lucille Bogan se montre la plus percutante. Ses revendications féministes diffèrent sensiblement des mots d'ordre des très bourgeoises et très moralisantes ligues féministes Noires comme la NACW. L'oeuvre de Lucille Bogan nous fait découvrir un féminisme sans concession à l'idéologie dominante. Du fait d'une documentation biographique quasi inexistante, seule une étude minutieuse des quelque 67 morceaux enregistrés qui subsistent (Lucille Bogan en a sans doute gravé plus d'une centaine) aura permis de cerner l'art de la chanteuse. Ce n'est donc pas la vie de l'artiste qui éclaire son oeuvre, mais l'oeuvre qui s'élucide par elle-même. Cette démarche semble d'autant plus appropriée que, contrairement aux divas du blues classique, Lucille Bogan est l'auteure de quasiment tous les titres qu'elle a enregistrés, passant, aux dires de son fils, beaucoup de temps à les peaufiner, chez elle, à Birmingham, avant chaque séance dans les studios des compagnies du Nord.

Jesus Elvis Junkie Blues

De GG Allin à Lux Interior, Nick Cave & Stu Spasm

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Par Merle Leonce Bone
21 juin 2018
Prix : 30 €

Extrait :

Que l'on n'attende pas de ce JESUS ELVIS JUNKIE BLUES une aimable hagiographie collectant les faits à la manière d'un universitaire critique-rock. Ici est un récit sauvage, punk et romantique, innervé par une écriture brûlante, dont le fil conducteur d'électricité, l'affection vasculaire, serait GG Allin, ce diable d'homme, de sa naissance à sa mort. Merle Leonce Bone y raconte cette vie indocile, à sa façon. Le lecteur, en état second, doit s'attendre, au rythme des dérives, à emprunter des portes, basculer et voyager à travers des visions, des anecdotes au factuel chirurgical, des géographies inquiétantes, où l'on y croise tant des figures tutélaires, Nick Cave, Kid Congo Powers, Rowland S. Howard, Blixa Bargeld, Theo Hakola ou Lydia Lunch, à la même enseigne, épique, que des maudits, artisans orfèvres de ce radical underground. Que l'on n'espère pas de ce JESUS ELVIS JUNKIE BLUES qu'il se fasse tour-opérateur, guide touristique sur les sentiers balisés d'une Histoire officielle morte, pourrie sous le botox. Ici est un hommage vibrant à la part la plus sombre, musique du Diable sous Haute Dépendance Stooges, Birthday Party, Scientists, Gun Club & Cramps, d'un certain Rock'n'roll possédé, tapi dans l'ombre, celui des caves, des cryptes, des garages, des marécages et des backrooms. Fruit de trente années d'une passion indéfectible, obsessionnelle, à dénicher des tubercules, creepy, sleaze & swamp, rares, Merle Leonce Bone y conte, néo-dada expressionniste, les scènes musicales de ceux qui, de la fin des années 70 aux années 80 et 90, à Melbourne, Berlin, Adelaide, Sydney, San Diego, Philadelphie, Prague ou Boston, ont dévoué leur vie et leur âme à l'hybridation dangereuse du blues, du rock urbain, de l'art brut, de la shooteuse et du voodoo. Ce qu'est aussi ce Livre d'essence Monstre : un cri de guerre esthétique conspuant l'hygiénisme bigot, consumériste, ambiant.

Maynard James Keenan

Une parfaite union des contraires

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Par Maynard James Keenan
22 mai 2018
Prix : 32 €

Extrait :

Maynard James Keenan est surtout connu en tant que chanteur charismatique des groupes Tool, A Perfect Circle et Puscifer. Cette première biographie officielle n'est cependant pas celle que l'on pourrait attendre, penchant plus du côté de l'introspection que des chambres d'hôtel dévastées, ce qui n'est pas si étonnant quand on connaît déjà un tant soit peu cet artiste ayant toujours rejeté l'image de rock star. Écrit avec Sarah Jensen, une amie de plus de 30 ans, Une Parfaite Union Des Contraires retrace ainsi le parcours d'un jeune garçon ayant grandi dans l'Ohio et que rien, pas même ses passions et sa détermination, ne destinait à atteindre une renommée internationale. Revenant en détail sur ce qui a façonné l'homme et son art, ce récit ne se livre par contre pas à l'explication de textes ; au lieu de cela, le puzzle se met en place, donnant un aperçu de choses qui se retrouveront plus tard dans ses écrits ou guideront ses centres d'intérêt. Et le bilan sur une vie déjà bien remplie finit par transcender le personnel pour devenir métaphore : un détour sans signification peut avec le recul devenir quelque chose d'important. C'est pour le lecteur un encouragement à suivre ses rêves, à rester intègre, et à travailler sans relâche pour réaliser pleinement son potentiel créatif. « La vie est trop courte pour ne pas créer quelque chose tant que l'on respire. »

Rammstein

Paroles de fans

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Par Gilles Rolland
22 mai 2018
Prix : 34 €

Extrait :

Rammstein. Un nom qui résonne avec force et qui va de pair avec de spectaculaires gerbes de flammes. L'outrance, le scandale, le déraisonnable, la fureur, le métal en fusion et les grosses guitares. Les étincelles qui jaillissent sur les muscles saillants d'un chanteur dont l'exubérance s'exprime de bien des façons. En 2018, le rock n'a rien d'aussi subversif qu'avant. Aujourd'hui, on s'offusque et on préfère caresser dans le sens du poil. Faire semblant et courber l'échine devant la bienséance. Sauf Rammstein. Les six musiciens qui composent le mastodonte teuton n'ont rien de politiquement correct. Ils ne font pas semblant. Quand ils jouent, sur scène, ils jouent fort. Très fort. Ils savent soigner leurs mises en scène, ruent dans les brancards, convoquent une imagerie scandaleuse, quitte à se faire taxer de ce qu'ils ne sont pas. Le sexe et la violence sont au centre de leurs performances et de leur musique, mais ne la définissent pas pour autant. Car plus que tout, Rammstein est imprévisible. Sa poésie est brutale et sans concession. Son humour ne prend pas de détour. Depuis 1994 et la naissance du groupe, des millions de fans, en Europe tout d'abord puis dans le monde entier, ont succombé aux riffs de Rammstein. Emmenés par la voix gutturale de Till Lindeman, ces mêmes fans ont suivi le vaisseau amiral au fil de ses nombreux morceaux de bravoure, remplissant les gradins et faisant enfler les ventes de disques à une époque où ceux-ci ont justement du mal à se vendre. À lui tout seul, Rammstein a réussi à fédérer plusieurs publics. À ce jour, aucun groupe allemand, chantant en allemand, n'est parvenu à avoir autant de succès. C'est notamment ce qu'illustre ce livre. Un livre constitué de témoignages de fans. À l'instar de Rammstein, ils se confient sans concession, soulignent le rôle du groupe dans leur existence, abordent la question de l'évolution de la musique et des textes, se souviennent des grands moments en live... Paroles de fans donne une tribune à celles et ceux qui ont fait de Rammstein l'un des derniers véritables phénomènes mondiaux du metal. « Nun liebe Kinder gebt fein Acht »...

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